Geneviève De-Gaulle Anthonioz

Geneviève De-Gaulle Anthonioz (1920-2002)

Décédée en 2002, Geneviève Anthonioz De Gaulle a fait son entrée au Panthéon en février 2014. Retour sur le parcours de cette résistante française, nièce de Charles de Gaulle et longtemps présidente d'ATD Quart monde...

 

1. Une grande résistante

Dès juin 1940, âgée de seulement 20 ans, elle rejoint la Résistance dans le Groupe du Musée de l'Homme et multiplie les actions de renseignements pour Défense de la France. Elle finit par se faire arrêter par la gestapo le 20 juillet 1943 et est emprisonnée à Fresnes, avant d'être déportée dans le camp de Ravensbrück en février 1944. Elle y rencontra notamment Germaine Thillon.

2. La nièce de Charles de Gaulle

Geneviève y passera de longs mois dans le cachot, isolée du reste du camp, sur une décision de Himmler lui-même. Pourquoi ? Elle est la nièce du chef de la Résistance. Himmler voulait ainsi la maintenir en vie pour s'en servir de monnaie d'échange et faire pression sur Charles de Gaulle. Mais sa libération se fera finalement sans contrepartie en avril 1945.

3. Une femme engagée

Alors qu'elle travaille au cabinet d'André Malraux, elle fait la connaissance du Père Joseph Wresinky. Une rencontre qui marque le début de son engagement auprès des plus démunis. L'homme qui est alors aumônier du bidonville de Noisy-le-grand lui fait découvrir la souffrance de certaines familles. Dès lors, cette mère de quatre enfants décide de faire de la misère son champ de bataille. Après avoir largement contribué au lancement de l'association ATD-Quart monde, elle en devient présidente en 1964 et ce jusqu'en 1998. En devenant membre du Conseil Economique et Social, elle continue son combat en défendant une loi d'orientation contre la grande pauvreté, qui sera finalement votée en 1998.

4. Un témoin de l'Histoire

Petite-fille de Pierre Gourdon, auteur de romans populaires au début du XXe siècle, Geneviève a raconté son histoire dans le livre La Traversée de la nuit, paru en novembre 2011. Elle y revient sur son expérience dans les camps de concentration. Une mémoire de ces événements quasi-intacte qui permet de livrer un témoignage poignant de cette période. Ses souvenirs, elle s'en servit également lors du procès de Klaus Barbie, lors duquel elle témoigna de la barbarie des actions nazies.

5. Un parcours plusieurs fois distingué

Sa vie, entre résistance et engagement, sera par la suite reconnu par la nation. Elle a notamment reçu la Grand-croix de la Légion d'honneur, la Médaille de la Résistance ou encore le Prix des droits de l'Homme en France et dans le monde. 

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