Sortie Arts Visuels à Sète

SORTIE ARTS VISUELS –ARTS PLASTIQUES  SETE FEVRIER

Vendredi 9 février 2018, les secondes 5 et 6 Arts visuels, ainsi que les Terminales option Arts plastiques ont pu profiter d’une journée  certes froide mais ensoleillée à Sète, pour faire trois visites artistiques différentes, tout aussi riches et intéressantes l’une que l’autre.

 

Dans le cadre bien particulier, sombre et chaleureux à la fois, du MIAM (Musée International d’Art Modeste), les 100 toiles de Carmelo Zagari, professeur de peinture aux Beaux-Arts de Montpellier, sous le titre «  Le Carnaval des Yeux », nous plongeaient dans un univers personnel, à la fois familier et poétique, dans une veine assez surréaliste.

 

 

Puis nous avons arpenté les petites rues du centre historique de Sète, devenues  le Musée à Ciel Ouvert (Ma CO), un véritable musée du Street Art de niveau international, en nous prêtant à un véritable jeu de piste, à la recherche de peintures murales variées par leur style et leur inspiration.

 

 

Enfin, l’après-midi, au CRAC ( Centre Régional d’Art Contemporain), une exposition au titre très shakespearien de «  La Tempête » nous a introduit  au cœur de l’art contemporain, sous toutes ses formes, installations, vidéos, photos, peintures et dessins .. qui traitaient du thème  de façon réelle ou métaphorique.

Une sortie très positive, dont une série de photos et un texte faits par les élèves de 2e , ci- joints, vous donneront encore une meilleure idée.

 

 

 

Compte-rendu de la sortie à Sète par Amandine B de 2d 6

 

Loin des kilomètres de sable fin et des festivals, la ville de Sète compte aussi en son sein de multiples musées et expositions.

 

Durant la période Octobre 2017-Mars 2018, le Musée International des Arts Modestes (MIAM) a par exemple présenté le Carnaval des yeux, l'exposition d'une centaine de grandes toiles peintes par Carmelo ZAGARI. Cette série d’œuvres mêlant portraits de l'entourage de l'artiste d'origine italienne et représentations d'animaux s'étale sur les murs sombres du MIAM comme une tapisserie gigantesque. Les toiles uniquement nuancées de noir, gris et blanc impressionnent tout autant que les couleurs vives d'autres, dans les grandes salles presque plongées dans le noir du musée. Chaque toile, pourtant seulement réalisée en environ quatre heures, présente un tel niveau de détails qu'il faudrait y passer des heures pour bien saisir toute leur beauté. Le monde que Carmelo a construit entre 2005 et 2017 nous attire comme des papillons par une flamme, avec des inspirations comme la commedia dell'arte, la fête des morts célébrée au Mexique et les cartes de tarot.

 

Mais quittons l'ambiance engourdie du MIAM pour retrouver la clarté du jour. Car si Sète renferme de nombreuses galeries fermées, on peut également y trouver le Musée à Ciel Ouvert, une balade guidée à travers la ville qui nous permet de découvrir les traces que des artistes de passage ont laissées dans les ruelles. Ainsi, des créatures imaginaires parcourent des façades entières, un monde aquatique sur le thème de la piraterie côtoie un café tout à fait normal tandis que des taureaux chevauchés par des hommes s'affrontent derrière des scooters alignés contre le mur. Les œuvres sont décousues, sans réel thème commun, mais elles créent toutefois une certaine uniformité. On découvre chaque création avec surprise puisque l'on ne sait jamais trop à quoi s'attendre, et chaque artiste étonne par sa propre patte. Bien sûr, notre visite était unique, puisque la météo est le paramètre principal d'une promenade, mais nous avons eu droit à un ciel ensoleillé et froid (bien que mordant), ce qui nous a rendu la balade assez agréable.

 

Une pause repas plus tard, nous nous réfugions dans le Centre Régional d'Art Contemporain (CRAC) qui expose La Tempête de Novembre 2017 à Mars 2018. A travers huit salles toutes bien différentes, nous parcourons le thème de la tempête à travers les paires d'yeux des artistes rassemblés en l'honneur des vingt ans du CRAC qui, différant d'un musée classique, ne présente que des expositions temporaires qui durent en moyenne trois mois.

Du grand rideau mystérieux en métal miroir aux opercules de yaourt zoomés en passant par l'ancien décor de théâtre et le petit écosystème planté sur de vieux manteaux, les interprétations sont nombreuses et variées. On peut notamment observer un étrange montage avec une bouteille de vinaigre qui goutte lentement sur un bloc de pierre creusé, simulant l'érosion causée par la simple force du liquide, ou encore une installation avec un énorme ventilateur permettant d'habilement faire

"voler" l'artiste lorsqu'il fait des représentations. La scénographie joue aussi un grand rôle dans cette exposition, nous faisant graduellement arriver aux abords lumineux de la tempête, entrer en son cœur sombre où l'on trouve une sorte de tranquillité, et enfin sortir pour retrouver le côté dangereux de la tempête, illustré par un arbre déraciné et logé presque nonchalamment sur un fauteuil.

En bref, si l'exposition est certes longue – et demande donc du temps pour être sûr de ne rien rater de chaque œuvre –, elle est également d’une qualité sans pareille. Certaines œuvres impressionnent, d’autres intriguent, et il est difficile de sortir du musée en étant catégoriquement déçu.