Littérature et Société : Travaux d'élèves 2016

Voici quelques productions d'élèves relatives à l'étude du "Plume" de Michaux, et du Gaspar Hauser de Verlaine, dans le cadre de l'enseignement d'exploration "Littérature et Société" :

Auteur inconnu

Plume au cirque

 

    Ce soir allait être une soirée exceptionnelle car le cirque Ravioletto avait planté ton chapiteau dans la ville où habitait Plume. Ce dernier avait hésité toute la semaine avant de s’acheter un ticket, le cirque de M.Ravioletto était très prestigieux et les entrées coûtaient cher. Mais au diable l’avarice ! Plume voulait se faire plaisir même si il devait écouter le sermon de sa femme en rentrant. D’ailleurs, en parlant de sa chère et tendre épouse, il se rappela qu’il avait oublié de faire la vaisselle.           
« Oh, encore quelque chose qu’elle pourra rajouter à sa liste de mes défauts » pensa-t-il.    
   Pour sortir, Plume s’était mis sur son trente et un. Il mit sa plus belle chemise, son pantalon le plus seyant, sans oublier sa veste préférée. Il se dirigea vers l’entrée bondée du chapiteau en prenant garde de ne pas se faire marcher sur les pieds, il ne voulait pas abimer ses chaussures italiennes.                                               
   L’ouvreuse qui le conduisit à sa place était charmante, c’était une jolie italienne à la peau cuivrée.                                 Avant que le spectacle commence, Plume s’acheta du pop-corn, comme quand il était enfant. Confortablement installé dans son fauteuil de velours rouge, Plume ne sentit pas tout de suite la main qui lui tapait sur l’épaule. Un employé du cirque lui fit signe de se lever et lui expliqua que cette place n’était pas la sienne. Plume, furieux qu’on ait osé l’accuser d’avoir volé la place de quelqu’un d’autre refusa d’obtempérer et ne bougea pas d’un pouce.                                                                           L’employé qui commençait à perdre patience appela deux hommes, taillés comme des armoires à glace et qui s’occupaient de la sécurité du cirque. Un des hommes le souleva par le col de sa veste et le fit se mettre debout de force.                                                                                                                   « Bon, bon, voilà mon ticket, montrez moi ma place te dépêchez vous. Je ne veux pas manquer le début du spectacle ! », s’exclama Plume.                                                                                                             Le spectacle commença, Plume était comme un enfant et retenait difficilement une exclamation de joie dès qu’un des artistes réussissait une prouesse technique.
   Pendant le numéro des singes savants, un chimpanzé monta sur la tête de Plume et ne voulu plus en descendre malgré les ordres de son dresseur. L’animal finit par s’exécuter et laissa un souvenir à Plume, il urina sur son pantalon sur mesure.                                                                                                                                    Ce dernier, scandalisé lança un regard noir au singe qui semblait le narguer. Plus tard dans la soirée, une autruche en colère lui arracha un bout de la manche de sa chemise. Décidément, il n’avait pas la côte avec les animaux. Plume avait envie de « plumer » l’oiseau mais resta assis sur son fauteuil. Il ne voulait pas faire d’esclandre pendant ses trop rares soirées de tranquillité. Le clou du spectacle allait arriver : les techniciens montaient la cage des fauves.
   Il profitait pleinement de sa soirée quand M.Ravioletto en personne l’attrapa par le col et le conduisit en coulisses où il se fit houspiller                                                                                                                                      « Pourquoi êtes-vous assis dans la salle comme un vulgaire spectateur ? Allez vous préparer et vite ! »                                                                                                                                                                                            Plume voulu protester mais le directeur du cirque ne lui en laissa pas le temps et le poussa dans une loge. Plume trouva dans la pièce un costume qu’il revêtit. Il pouvait bien prendre ces vêtements, c’était une juste compensation pour la perte de ses habits préférés, souillés et déchirés par les animaux du cirque. C’est ainsi qu’il se retrouva affublé d’un ensemble bleu criard à paillettes.
  
Le directeur ouvrit la porte et dit à Plume qu’il allait être en retard avant de le pousser jusqu’à un rideau rouge. Quand ce rideau s’ouvrit, Plume avança et se retrouva au centre de la piste, dans la cage. Étonné, il allait faire demi-tour quand les projecteurs s’allumèrent et se braquèrent sur lui.                                         Un technicien lui fit passer un fouet à travers les barreaux de la cage, sous les applaudissements des spectateurs.                                                                                                                                                                                                  Et avant que Plume ait eu le temps de dire « ouf », les fauves furent lâchés et l’entourèrent en grognant. Paralysé par la peur, Plume ne bougea pas. Les lions s’approchèrent et firent un festin du dompteur improvisé.
Décidément, Plume n’avait pas la cote avec les animaux.                       
 

 

Océane Bunel

Le petit d'homme
 

Je vais vous conter une histoire
Une légende qui nous vient de loin
Elle est restée dans ma mémoire
Depuis toujours je m'en souviens

Au pays des maharajas
Dans la jungle noire et profonde
Un jeune garçon vagabonde
D'où il vient on ne le sait pas

Il est depuis le berceau
Le frère de sang des louveteaux
Toute sa vie est un voyage
Le courage est son seul bagage

Reverra-t-il un jour les siens
Et quels seront ses lendemains ?
Va, petit enfant sauvage
Envole-toi vers d'autres rivages

 


YANNIS

Plume perd la tête

Entrainé par son épouse bien aimée, Plume se rendait au Musée de la Révolution. N’ayant pas son permis de conduire, il prit un taxi. Et le voici arrivé.
Plume n’aimait pas l’histoire. « C’est d’un ennui… », Se répétait-il intérieurement. Il prit place sur une chaise pour se reposer. Et le voici assoupi.
Plume fut réveillé par le froid qui l’étreignait. Il n’était plus sur une chaise, dans le musée, mais sur un banc, à l’extérieur. Il tenta de retrouver son chemin, et le voici parti.
Plume rencontra sur la route un groupe d’hommes, déguisés en soldats révolutionnaires. Ils l’apostrophèrent : « Et toi ! Es-tu un ami ou un ennemi de la République ? » Plume n’aimait pas la politique, il ne répondit pas clairement, expliquant qu’il s’en fichait. Et le voici arrêté.
Plume se retrouvât dans une cellule sombre, humide et malodorante. Ayant pour seule compagnie un rat, qui se faufilait entre les barreaux.  Il tenta de faire comprendre au geôlier qu’il devait y avoir une erreur, en vain. L’imposant gardien entra dans la pièce exiguë, lâcha un violent coup de masse sur la tête de Plume. Et le voici assommé.
Plume fut amené à l’échafaud, devant une immense foule de gens qui criaient au traître. Il fut installé sur la machine de la mort ; la Guillotine. La corde fut sectionnée, le couperet tomba et le voici décapité.

 

 

Cousi Coline 2G08

 Plume à Paris

Plume qui était arrivé la veille à Paris se demanda pas quelle activité il allait commencer, ce matin là. Après mûre réflexion, il décida de visiter le Louvre. Quoi de mieux qu'un peu de culture pour commencer le séjour ?
Mais, devant le guichet, on lui refusa l'entrée.
-"Vous êtes seul monsieur, si un groupe voulait visiter le Louvre et qu'il manquait une place ! C'est ce que vous voulez, interdire à une personne de faire la visite avec ses amies !
-Non, bien sûr que non. Je ne veux pas être égoïste." Débita Plume, et il s'en alla.
Plume qui était dans la file et qui allait bientôt monter les marches de la Tour Eiffel, se fit interpeller par un agent qui lui demanda son poids. Plume, surpris, répondit qu'il pesait 45 kilos.
-" Désolé mais vous êtes trop bien trop lourd pour effectuer la visite.
-Ho ! Je comprends tout à fait, monsieur, si la Tour Eiffel venait à s'écrouler par ma faute je ne me le pardonnerais jamais."
Puis il partit en se disant que ce n'était pas grave. Il reviendrait une autre fois à Paris, sûrement quand il aurait maigri. Il partit donc faire un tour de bateau mouche.
Il était tranquillement assis à sa place, quand le conducteur arrêta le moteur pour venir à sa rencontre.
-"Monsieur vous portez un jean noir cela est strictement interdit sur mon bateau.
Plume s'excusa vivement :
-Je suis vraiment désolé, je n'étais pas au courant, personne ne m'avait informé. Je ne dit pas que cela est de votre faute, tout au contraire, j'en prends l'entière responsabilité.
-Je vais vous demander de bien vouloir descendre et de rentrer sur la rive à la nage. Je n'ais pas le temps de ramener le bateau à quai." Plume se dit qu'une petite baignade ne lui ferait pas de mal et il sauta dans la Seine glacée.
Une fois arrivé à son hôtel, frigorifié jusqu'aux os, il demanda la clé de sa chambre à la réception.
- "Mais monsieur, nous avons donné votre chambre et toutes vos affaires. Une jeune femme et sa fille sont venues nous voir, elles étaient sans un sou et vu que vous êtes une personne généreuse nous leurs avons offert vos biens et votre chambre, à votre charge bien sûr.
-Mais quelle bonne action ! Je suis heureux d'avoir servi à une noble cause. Ah, cela me réchauffe le coeur !
Plume partit donc sans un sou, sans aucune affaire et complètement trempé, mais, malgré cela, il était heureux. Il se disait qu'il y avait des personnes vivant avec des conditions de vie pire que la sienne. Au moins, il avait aidé des personnes qui avaient besoin de secours et ça suffisait pour le rendre merveilleusement heureux.

 

Erwan

Plume à la corrida

Plume est allé à la corrida. Non par gaieté de cœur, mais parce que sa femme avait longuement insisté. Ils sont donc partis, main dans la main, dans les gradins. Ne trouvant plus de place devant, ils s'installèrent au dernier rang. «Bah, il faut bien qu'il y en ai devant et d'autres derrière, c'est comme ça, et puis on n'y voit pas si mal.» Ils regardèrent le torero faire le tour de l’arène, puis Plume se dit qu'il verrait sans doute mieux à côté du toril. Il laissa donc sa femme, après tout, elle saura se débrouiller toute seule. À côté du toril, on lui proposa d'aller voir les taureaux. Plume n'en avait pas vraiment envie, mais comme les personnes insistaientt, Plume se laissa convaincre. «Bah, cela peut être amusant». Lorsqu'il entra la porte se referma derrière lui, et un homme armé d'un trident le traita comme un taureau. «Bah je ne vais pas le contrarier, et puis ça peut être intéressant de savoir ce que ressent un taureau». Il entra donc docilement dans l'arène, et au premier tour, on le piqua. «Bah, ils n'ont pas dû faire exprès, les pauvres.» Au deuxième tour, on lui planta des piques sur le dos. «Bah, ça fait mal, mais ça doit être des décorations d'ici». Au troisième tour, le torero le fit tomber et alla lui planter son épée dans le cou. «Bah, tant que ça fait rire le public...»

 

nouveau Gaspard Hauser

 

Je suis venu, orphelin des temps nouveaux,

Vers un monde où le ciel est plus beau.

Je suis venu tel un ami,

Et n'ai trouvé que des ennemis.

 

A vingt ans, je me trouve une échappatoire belle,

Avec mes amies les hirondelles.

À croire que je les mettais en émoi,

Elles ne voulaient pas de moi.

 

Bien que jeune et fringant,

Je cherche le réconfort chez les gens.

Je m'assois et les regarde marcher,

Comme le ferait quelqu'un des temps passés.

 

Suis-je fais pour vivre seul?

Ou mourir à l'ombre des tilleuls?

Ô vous tous, déjà je me prépare;

Priez pour le pauvre Gaspard!

 

Erwan

Frankenstein